So 27.05.1934, Brief von J. Cadierques an Anneliese: “Les malheurs de la guerre ont fait que les échanges de jeunes gens ne sont pas nombreux entre l’Allemagne et la France”

eingestellt von SG am 27. Mai 2011 |

340527m500
Grand Hôtel Saint-Aignan

Saint-Aignan, le 27 mai 1934

Mademoiselle,
Nous avons reçu votre lettre. Nous vous prions tout d’abord de vouloir bien transmettre à Else nos meilleures amitiés ainsi qu’à son mari et à ses parents. Nous avons gardé d’Else un excellent souvenir. Elle était gaie, aimable et spirituelle. Nous l’aimions comme notre fille et elle nous aimait, elle-aussi, certainement.
M. Willard, son père l’avait accompagnée chez nous. C’etait un homme distingué: on aurait dit un vrai parisien.

Notre fils a été très bien à Berlin dans la famille d’Else.

C’est donc vous dire que nous sommes tout disposés à vous être agréable pour vous faire plaisir à vous et à Else. Notre petit-fils (Cadierques Roger, âgé de 11 ans) est élève au Lycée de Tours. Il apprend, pour le moment, le latin et l’anglais. Quand il apprendra l’allemand, nous l’enverrons peut-être en Allemagne. Il est encore trop jeune pour que nous l’envoyions à l’étranger. Il est un peu timide. Nous écrivons au Proviseur du Lycée de Tours (Proviseur veut dire Directeur) pour lui demander si un élève de son lycée voudrait faire l’échange avec vous. Nous vous donnerons la réponse le plus tôt possible.

Les malheurs de la guerre ont fait que les échanges de jeunes gens ne sont pas nombreux entre l’Allemagne et la France. C’est regrettable.

Notre fils (Cadierques Maurice) qu’Else connaît un peu est instituteur à Joué-lès-Tours, petite ville située à 4 kilomètres de Tours.

Nous lui avons communiqué votre lettre. Il croit qu’il est difficile de trouver un échange. Mais, il vous trouverait à Joué-lès-Tours, une pension chez une dame bien convenable et très aimable, à un prix pas trop élevé: entre 20 et 30 francs par jour.

Cela ne vous coûterait peut-être par plus cher qu’un échange.

La maison de mon fils et la nôtre seraient pour vous des maisons d’amies ou pourriez venir quand vous voudriez.

Si le lycée de Tours peut vous offrir un échange, nous vous le ferons savoir le plus vite possible et nous vous mettrons en rapport avec la famille qui désirera cet échange.

Pour terminer ma lettre, je vous prie, Mademoiselle, de croire à nos meilleurs sentiments et de vouloir bien dire à Else que nous l’aimons toujours bien et que nous gardons un bon souvenir des jours heureux que nous avons passés ensemble.

Votre tout dévoué et respectueux,
J. Cadierques
à Nouans
Indre-et-Loire,
France.

P.S.
Voulez-vous dire à Else que Madame Palleau est toujours vivante, mais bien malade. René Caillours est capitaine d’Etat-Major au Ministère de la guerre. Il est toujours notre ami. Nous parlons souvent des jours heureux ou Else était parmi nous à Nouans. Il n’a pas oublié les parties de tennis.
J.C.

Übersetzung:
Sehr geehrtes Fräulein,

wir haben Ihren Brief erhalten. Wir bitten sie als erstes, dass Sie Else unsere besten Grüße bestellen wollen, auch für ihren Mann und ihre Eltern. Wir haben von Else eine ausgezeichnete Erinnerung behalten. Sie war fröhlich, liebenswert und spirituell. Wir haben sie geliebt wie unsere Tochter und sie hat uns sicherlich auch geliebt. Herr Willard, ihr Vater hat sie zu uns begleitet. Er war ein ausgezeichneter Mann: er schien wie ein echter Pariser.

Unser Sohn hatte es in Berlin bei Elses Familie recht gut.

Wir wollen ihnen also sagen, dass wir sehr gerne Ihnen und Else einen Gefallen tun. Unser kleiner Sohn (Roger Cadierques, 11 Jahre alt) ist Schüler im Lyzeum in Tours. Er lernt im Augenblick Latein und Englisch. Wenn er Deutsch lernen wird, werden wir ihn vielleicht nach Deutschland schicken. Er ist noch zu jung dafür, dass wir ihn ins Ausland schicken können. Er ist etwas scheu. Wir schreiben an den Proviseur des Lyzeums in Tours (Proviseur heißt Direktor), um ihn zu fragen, ob ein Schüler seines Lyzeums mit Ihnen einen Austausch pflegen will. Wir werden Ihnen die Antwort so früh wie möglich zusenden.

Das Unglück des Krieges hat dazu geführt, dass die Austausche junger Leute zwischen Deutschland und Frankreich nicht zahlreich sind. Das ist bedauerlich.

Unser Sohn (Maurice Cadierques), den Else ein wenig kennt, ist Lehrer in Joué-les-Tours, eine kleine Stadt vier Kilometer von Tours entfernt.

Wir haben ihm Ihren Brief weitergeleitet. Er glaubt, dass es schwierig sei, einen Austauschpartner zu finden. Aber er fände in Joué-les-Tours eine Pension bei einer recht ordentlichen und liebenswürdigen alten Frau, zu einem nicht sehr hohen Preis: zwischen 20 und 30 Francs pro Tag.

Das würde Sie vielleicht nicht mehr kosten als ein Austausch.

Das Haus meines Sohnes und unseres wären für Sie die Häuser von Freunden, wo sie kommen könnten, wann immer Sie wollen.

Falls das Lyzeum in Tours Ihnen einen Austausch anbieten kann, würden wir Sie es so schnell wie möglich wissen lassen und würden Sie in Kontakt bringen mit der Familie, die den Austausch möchte.

Zum Schluss meines Briefes bitte ich Sie, Fräulein, an meine besten Gefühle zu glauben und Else zu sagen, dass wir sie immer lieben und dass wir eine gute Erinnerung haben an die glücklichen Tage, die wir zusammen verbracht haben.

Hochachtungsvoll
J. Cadierques
Nouans
Indre-et-Loire,
Frankreich.

P.S.
Bitte richten Sie Else aus, dass Madame Palleau recht lebendig ist, aber ziemlich krank. René Caillours ist Hauptmann im Militärstab im Kriegsministerium. Er ist immer noch unser Freund. Wir sprechen oft von den glücklichen Tagen, in denen Else bei in Nouans war. Er hat die Tennispartien nicht vergessen.
J.C.

veröffentlicht am 27. Mai 2011 um 16.00 Uhr
in Kategorie: Andere

2 Kommentare »

  1. [...] Briefkarte ging dieser Brief von J. Cadierques [...]

    Pingback von Sa 14.07.1934, Briefkarte von J. Cadierques an Anneliese: “Veuillez croire, Mademoiselle, à nos sentiments les meilleurs” — 77jahre — 14. Juli 2011 @ 12:00

  2. [...] mois de juillet de l’année passée j’ai eu le plaisir d’avoir de vos nouvelles. [Brief 1, Brief [...]

    Pingback von Do 21.02.1935, Dreifacher Entwurf eines Briefes von Anneliese an J. Cadierques: “c’est un peu difficile maintenant à envoyer de l’argent en France a cause de la crise économique” — 77jahre — 21. Februar 2012 @ 12:00

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